Vendredi 14 décembre 2007
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10 h 30 du matin, les journalistes entourent le Préfet venu se rendre compte de l’ampleur de la catastrophe. Et les questions de fuser lors d’un point presse improvisé. Connaît-on enfin les
circonstances exactes de l’accident ? Le nombre définitif des victimes est-il arrêté? Y aura-t-il des conséquences durables sur l’environnement ? L’erreur humaine est-elle confirmée ? Fort
heureusement, tout ceci n’est qu’une simulation dans le cadre d’un média training de crise. Une « répétition » sur le fond et la forme des messages, fort courante dans bon nombre d’entreprises
soumises aux risques environnementaux, sociaux, industriels… Au vue des contre-performances qui semaines après semaines émaillent JT et journaux radios, cet exercice préventif gagnerait à être
renouvelé régulièrement. Certes la fatigue, le stress, l’enchaînement des interviews peuvent expliquer certaines erreurs. Le comportement parfois agressif des journalistes aussi. Mais cela
n’explique pas tout. Trop souvent encore, faute de pratique peut-être, les attentes et le fonctionnement de la presse ne sont pas assimilés et plusieurs « ficelles » du métier de porte-parole
semblent ignorées. Ainsi, même lors d'une crise le principe de la près interview demeure. Il est essentiel avant de s'exprimer de poser plusieurs questions: quels seront les thèmes abordés ?
Quelle sera la durée de l’entretien ? Serez-vous le seul (la seule) à vous exprimer sur le sujet ? Plus qu’en toute autre circonstance, une communication en situation sensible demande de rester
vigilent sur son image, sa cible, son message. Pour cela, pensez à ne pas reprendre les termes « chocs » du journaliste. Refusez d’avoir le mauvais rôle. N’acceptez pas les amalgames. Osez
reformuler les questions que vous ne comprenez pas. Tenez vous en aux faits ! Audience oblige, radios et surtout télévisons ont pris l’habitude de mettre en scène l’information. Et l’opprobre de
s’abattre sur celui qui n’est pas filmé sur place dans les toutes premières heures qui suivent un drame. Afin de maintenir les acquis d'un média training, voire de les compléter, il est
recommandé de poursuivre l’entraînement au quotidien. Il vous suffit, par exemple, d’être attentif lors d'un reportage télé consacré à une crise. Les dirigeants interviewés ont-ils fait preuve
d’une réelle compassion ? Leur gestuelle était-elle en harmonie avec leurs propos? Des mots clef traduisent-ils un argumentaire élaboré en amont ? Cette veille, quasi ludique de l’information,
vous permettra le jour venu d’avoir les bons réflexes face à la presse. Et qui sait, de transformer des questions contraignantes en opportunité de rappeler les valeurs de votre société.
Par DMT
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Publié dans : Communication de crise
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