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BFM acronyme de Beau Fake Matinal ?

Publié le par DMT

Petites annonces dans la presse, appels sur Twitter ou Facebook. Il est courant en télévision de solliciter des témoignages qui alimenteront reportages pour magazines ou émissions du type " C'est mon choix ". Depuis quelques années, la pratique s'est élargie aux sujets d'actu et à présent à l’organisation de duplex lors des JT. Cette mise en scène permanente de l'information à de quoi faire réfléchir. L'écriture en amont de l'actualité par certaines rédactions et la recherche effrénée des bons clients qui pourront l'illustrer, touche ses limites. Le superbe fake dont a été victime la matinale de BFM mardi 1er septembre, démontre qu'à ne plus se contenter d'assurer simplement la couverture d'un événement, les journalistes courent le risque de se retrouver dans... de beaux draps. Rien que pour cette leçon, merci à Bertrand Chameroy pour son canular.

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Rester maître du temps médiatique : la leçon de chose de Fabius à Elkabbach

Publié le par DMT

S'il est une page à suivre pour qui s'intéresse aux coulisses de l'actualité des politiques, c'est bien celle du Lab d'Europe1. Le site politique de la station de la rue François 1er est une source continue d'informations et de décryptages sur la manière dont majorité et opposition communiquent. Dernier exemple en date ce dimanche, avec la mise en ligne de ce passage du Grand Rendez-Vous de Laurent Fabius. Le ministre des Affaires Etrangères s'y montre une fois de plus fin communic'acteur. Après une question sur les migrants, il adopte la position de victime face à Jean-Pierre Elkabbach et à Michaël Darmon qui l’interrompent, pour mieux continuer à réfléchir à la suite qu'il va donner à sa réponse. Un moyen également de rappeler sa position d'animal (politique) dominant. Par son silence, alors qu'il lui est rappelé qu'il reste encore de nombreux sujets à aborder, le chef de la diplomatie française indique que c'est bien lui le patron. Ou tout du moins, le maître du temps dans cette émission. Ce souci de fixer le tempo médiatique, a longtemps été l'un des marqueurs de la communication de Nicolas Sarkozy. L'ancien chef de l'État, se faisait un malin plaisir de créer l’événement en décidant du lieu et du moment où il intervenait.

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Ségolène Royal reine de la défocalisation médiatique

Publié le par DMT

Ségolène Royal reine de la défocalisation médiatique

À un journaliste qui m'interrogeait il y a peu sur le côté " spontanée " de Ségolène Royal, j'ai répondu que la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie fait avant tout dans... l'instantané. Au risque parfois de tomber dans le cliché. Les yeux rivés sur les enquêtes d'opinion, la candidate PS à l'élection présidentielle de 2007 fait partie de ces politiques qui lorsqu'ils perdent une élection, pensent aussitôt à la manière dont ils pourront gagner à nouveau la bataille de l'opinion. Il leur faut pour cela trouver un combat consensuel à mener qui soit bon pour leur réputation. Quitte à désigner un bouc-émissaire si besoin. Ses dernières prises de position : création de potagers dans les écoles ou encore lutte contre une célèbre pâte à tartiner, prouvent combien Ségolène Royal mérite de décrocher la palme de l'huile gouvernementale qui identifie le mieux les thèmes dans l'air du temps. Bien sûr, cela lui demande des talents de communic'actrice lorsqu'elle rencontre la presse. Ségolène Royal est devenue la reine d'une figure bien connue en média training : la défocalisation. Son principe consiste à répondre à côté de la question posée par un journaliste, pour mieux en revenir à son axe de communication. Une sorte de grand écart sémantique. Le 15 juin dernier, l'ex députée des Deux-Sèvres a pu témoigner dans le Petit Journal de son art consommé de ce détournement dialectique. Sur le plateau de Yann Barthès, la madone du Poitou était invitée dans un premier temps à commenter un savoureux montage sur ses tautologies et autres facilités de langage. Puis à 16:30 sur la vidéo, à réagir sur ses prouesses en matière de transitions... médiatiques. Nous y voyons alors la numéro deux du gouvernement passer sans complexe de l'affaire Jouyet à un robot dans l'espace ou de l'affaire du jet de Manuel Valls à la restauration de l'Hermione. Mais attention, une telle aisance n’empêche pas les sorties de route. C'est en effet au cours de ce passage sur Canal, que Ségolène Royal a lancé son offensive contre Nutella . Une mise à l'index qui lui a valu dans les heures qui suivent d'être montrée du doigt par l'ensemble de la classe médiatique et de se retrouver chocolat.

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Charles PASQUA : un bon client des médias qui avait plus d'une petite phrase dans son sac

Publié le par DMT

Depuis plus de dix ans maintenant, je cite lors de mes interventions au CELSA ce mot de Charles Pasqua : " Je vais terroriser les terroristes." En fait, il s'agit pour moi d'inviter les étudiants à imaginer ce que des étrangers retiendraient de cette déclaration à son premier visionnage. Une séquence dans mon cours sur l'évolution des techniques de média training, qui illustre le primat du non verbal en télévision (mimiques et gestes plus intonation) sur le discours. Et voilà que je trouve sur PHRASITUDE, cet article dédié aux plus célèbres formules de l'ancien ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac. Dont cette fameuse petite phrase prononcée dans un contexte de communication de crise à l'automne 1986, pour laquelle l'auteur apporte de précieux éléments de contexte. Je compte d'ailleurs mettre à profit les quelques jours de répit que me donnera le mois d'août, pour parcourir plus attentivement le blog de Michel Le Séac'h. Un observatoire en ligne des petites phrases, dont un premier survol me laisse à penser que je vais avoir à mettre à jour un post publié en 2008. Je tentais alors de donner le mode d'emploi de ce que tout bon client des médias se doit d'avoir dans sa musette ou, comme on disait au RPR, dans son... SAC ;-)

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La photo du Lab d'Europe 1 qui montre Juppé en grand homme et Sarkozy en petit con

Publié le par DMT

C'est bien connu, la lecture d'un article doit beaucoup à ses photos. Une règle valable pour la presse écrite comme pour les publications en ligne. D'ailleurs, les légendes qui accompagnent ces clichés font partie intégrante de la titraille. L'illustration choisie par Le Lab d'Europe 1 pour illustrer le dernier papier politique de Sylvain Chazot me laisse de fait songeur. Outre le commentaire qui l'accompagne : " À un bras de l'accident corporel entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé," c'est le message subliminal qu'elle véhicule qui m'interpelle. Cette radio, propriété du groupe Lagardère, dont on sait les liens d'amitiés qui unissent son PDG à l'ancien chef de l'Etat, vient d'écorner sérieusement l'image publique de Nicolas Sarkozy. Si je compare les tailles des deux responsables politiques, leurs mimiques et le contenu du papier, une association d'idée me vient immédiatement en tête. J'y vois un Alain Juppé en position de grand homme, face à un président des Républicains dans la posture du... petit con. Lapsus digital ?

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