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Training
b l o g d e l a B o î t e a u x I m a g e s
Journalistes devenus eurodéputé, président de club de foot ou ministre...
Jamais le mot de Jules JANIN n'aura été autant d'actualité. C'est à croire qu'avoir fait ses classes dans une rédaction
donne un véritable sésame pour accéder aux plus hautes sphères de la vie publique. Mais pourquoi un tel engouement de la part de responsables politiques ou sportifs pour ses hommes de plume (le
mot est ici au singulier, n'y voyez aucune perfidie à l'égard de Frédéric Mitterrand) ou de micros ? Peut-être pour leur sens de la formule :"Je ne vais pas arriver comme un Tarzan"
dixit le nouveau ministre de la culture à propos de la loi Hadopi. "Je sais que je n'ai pas l'accent, mais seul les résultats comptent" déclarait Jean-Claude Dassier à son arrivée
à la tête de l'OM. En véritables communic'acteur, ces professionnels des médias savent mieux que quiconque parler court, clair et concret, anticiper les évènements, intégrer les attentes et
le fonctionnement de la presse. De précieux atouts pour ceux qui les embauchent, dans une société entrée depuis longtemps en médiacratie.Après son dérapage dans "A vous de Juger", François BAYROU a beau se comparer à Zidane, en terme d'image publique l'affaire est pliée. Le qualificatif d'ignoble lui sera à jamais associé à chaque visionnage de son altercation TV avec Daniel COHN-BENDIT. Lors du dernier grand débat télévisé avant les élections européennes, le président du MoDem s'est montré bien vil politique. Piqué au vif par la phrase, "Tu ne seras jamais président de la république", il en a oublié une règle essentielle en télévision : trop d'agressivité tue. Son masque d'hypocrite, terme qui trouve ses origines dans le mot grec comédien, est tombé quasi en direct devant des millions d'électeurs potentiels. Et de montrer ici la face cachée de l'élu humaniste qu'il donnait à voir jusque là. Lorsque, via nos média trainings, nous apprenons à nos clients à devenir des communic'acteurs, c'est sur la base d'authentiques valeurs. Nous les invitons à choisir la part d'eux-mêmes qu'ils veulent partager avec le plus grand nombre pour mieux faire passer leur message. Pas à composer un personnage qui volera en éclat sous le coup de l'émotion. Si l'incident a été tout "bénef" pour la tête de liste d'Europe Ecologie, c'est peut-être aussi parce que l'ex-icône de mai 68 a usé d'une rhétorique "bio", plus respectueuse de l'environnement... humain. A noter que bien inspiré par François MITTERRAND, son "Je ne suis pas votre élève", lui a évité de répondre "je ne sais pas" à la question du leader centriste sur le seuil de pauvreté en France.
Lors d’une interview ou d’un débat, il peut vous arriver d’être pris de cours par les propos d’un journaliste ou d’un contradicteur.
Ce n’est pas une raison pour reprendre systématiquement ses termes. Ne cherchez pas non plus à en dire trop, car vous
risqueriez de vous mettre en difficulté en donnant des idées de questions gênantes. En fait, d'autres réflexes s’offrent à vous pour gérer de telles situations. À commencer par ne pas répondre
immédiatement. Un léger temps de réflexion (qui se traduit par un mini silence) consacré à l’analyse de la question et à la recherche de ses opportunités (sur la forme ou sur le fond) est
généralement profitable. Vous pourrez ainsi discrètement expirer puis inspirer avant d'attaquer l'idée suivante. Adopter de telles pratiques, c’est ne plus redouter les sujets qui fâchent
puisque toute respiration devient source d'inspiration. De quoi attendre sereinement le mot « confort ». Celui qui vous permettra de reprendre la main et
d’introduire votre message essentiel dans votre réponse.
Prochaine formation en Média Training : stage
"Préparer une interview radio TV" des 1er & 2 octobre 2009 - Montpellier
Un oral d'examen ou de concours d'entrée en grande école étant toujours vécu comme une "épreuve", voici quelques pistes pour optimiser
votre prestation. Si l'enjeu est important, si la tension intérieure est forte, c'est en sachant être totalement "présent" que vous pourrez laisser une trace durable et positive dans l'esprit du
jury.
1. CREEZ LE CONTACT PAR VOTRE REGARD. Lorsque vous rentrez dans la salle où se déroule l'examen, veillez à regarder les membres du jury le visage détendu et pourquoi pas
souriant (Je n'ai pas dis narquois!). Tout particulièrement si vous avez à refermer la porte derrière vous. (N'hésitez pas à vous entraîner chez vous pour cela). Il est important,
dès les premières secondes de l'épreuve, de créer un contact et de ne pas le rompre. Un oral reste une situation d'échange, de partage même. Votre regard, s'il est attentif aux
réactions de chacun, vous donnera de précieuses indications sur la façon dont sont perçus vos propos. Saviez-vous par exemple que les clignements des paupières constituent un
excellent moyen de lire l'intérêt suscité chez un examinateur, alors que son visage doit rester impassible?
2. SACHEZ VOUS ASSOIR. Tirer partie de sa posture sur une chaise est essentiel. Vos lombaires bien callées contre le dossier et vos deux pieds posés aux sol vous donneront
confort et force pour toute la durée de l'examen. Totalement présent durant l'entretien, le buste en direction du jury, vous dégagerez un côté tonique toujours excellent en terme
d'image. Surtout si vos mains sont libérées de la table (trop souvent elles sont posées sagement dessus ou cachées timidement dessous) et donnent de l'ampleur à vos propos. Pensez également à vos
épaules. Débarrassées de toutes tensions, elles seront plutôt en position basse. Enfin, sans être raide, tenez vous bien droit(e) afin de tirer partie de votre verticalité
naturelle : respiration, regard...
3. PENSEZ A RESPIRER POUR RESTER TOUJOURS INSPIRE. Avant chaque réponse, inspirez doucement en gonflant le ventre et
parlez sur l'expiration. Savoir respirer c'est oxygéner le cerveau, donc favoriser la clarté de la pensée et l'esprit d'à-propos. Pendant que vous attendez votre tour ou que vous préparez votre
exposé, prenez conscience de votre respiration abdominale. En descendant votre respiration jusqu'au ventre, vous ne manquerez jamais d'air...Vous triplerez en fait votre capacité
respiratoire. Le cas échéant, n'hésitez pas à avoir de rapides et brèves respirations pour calmer une angoisse qui viendrait vous prendre aux tripes. Respirer permet également de faire des
silences et de... parler plus fort. Ce qui est toujours très utile pour surmonter le trac...
4. TRANSFORMEZ VOS NOTES EN OUTIL DE COMMUNICATION. Certaines épreuves prévoient la
synthèse d'un texte ou la construction d'un exposé sur un thème donné. Plutôt que de tout rédiger sur des feuilles au format A4, privilégiez des fiches de type bristol. Plus rigide que du
papier elles tiennent bien dans la main. En plus, leur format réduit vous incite à ne noter que l'essentiel. Car il s'agira avant tout d'y transcrire l'articulation de votre
raisonnement plus que la totalité de votre intervention. Seule l'accroche, l'idée force, ainsi bien sûr que des citations ou des chiffres clefs, peuvent y figurer en totalité. (Deux à
trois fiches devraient suffire...) Vous n'écrirez bien sût que sur un côté et vous pourrez, au choix, les numéroter ou leur donner un coup de stabilo de couleur différente en fonction
du thème traité.
5. N'OUBLIEZ PAS QUE VOUS AVEZ LE DROIT A L'ERREUR. Qui n'a pas un jour bafouillé ou commis un lapsus ? Ne cherchez pas à être parfait(e), mais simplement à être vous-même. Vous vous
être trompé? Excusez-vous et recommencez. Si vous faites preuve de bonne foi et que votre intention est juste, le jury ne vous tiendra pas rigueur d'une erreur que vous pouvez facilement
rattraper. Très souvent ce type d'incident est même une opportunité. Un des examinateurs pourra chercher à vous mettre à l'aise en vous invitant à respirer ou à boire un verre d'eau.
Sachez remercier par un sourire.
Prendre la parole
lors d'une convention est, d'après notre sondage en ligne, une véritable corvée pour de nombreux cadres et dirigeants... Il
faut dire qu’il y a de quoi. L’exercice expose devant le plus grand nombre et souvent sans y avoir vraiment été préparé. De plus, il est indispensable de capter l’attention de son auditoire dès
les premières minutes, sous peine d'être zappé. Etudiants et participants à nos sessions en communication orale, nous
confient régulièrement leur appréhension. De fait, une formation en prise de parole est d'abord un rendez-vous avec soi-même. Se libérer de ses peurs, oser utiliser les silences, se connecter à
ses émotions pour mieux parler imagé, permet de révéler ses talents d'orateur. Il suffit d'une simple intention pour que votre public vous soit acquis. Celle de vouloir parler à quelqu'un
avant de parler de quelque chose. Le sourire aux lèvres, les gestes ouverts, le regard posé sur la salle..., tourné vers l'autre, vous saurez susciter l'intérêt et convaincre. Mobiliser le
meilleur de ses ressources et se demander comment rendre ses propos les plus attrayants possible, voilà le secret d'une prise de parole réussie.