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Besson-quitte-le-plateau-de-capital.jpg
Bien sûr que cette "sortie"* d'Eric Besson fait penser à l'entretien accordé par le chef de l'Etat en octobre 2007 à CBS. Mais voila, n'est pas Nicolas Sarkozy qui veut. En plus, ce que le président de la République peut se permettre à propos d'une question touchant à sa vie privée, n'est pas forcément à la portée d'un ministre. Surtout s'il est en charge de l'industrie et interrogé sur la sécurité de nos installations nucléaires. En premier lieu parce que ce sujet relève de  l'intérêt général. Ensuite, parce que la colère n'est jamais bonne conseillère. Mettre fin à une interview en quittant le plateau est peut être un coup d'éclat, mais surement pas un coup de maître. En terme de communication publique c'est même une sacrée erreur. Ce qui est valable lors d'un débat : dénoncer le coup bas lancé par son contradicteur, ne l'est pas face à un présentateur TV. Car cela attire l'attention sur le sujet qui fait polémique. Eric Besson,  pourtant habitué des questions pièges, a semble t'il oublié au bout d'une dizaine de minutes cette règle de base en media training : ne jamais reprendre les propos d'un journaliste. Or, quels sont les mots qu'il répète, pour mieux les dénoncer, lors du lancement du témoignage d'un ancien sous-traitant ? Voici le script : "Mais non. Excusez-moi. D'entrée je ne suis pas d'accord. Vous affirmez d'entrée : en France la sureté nucléaire pose parfois problème". Et Guy Lagache de faire écho à cette fin de phrase puis de la souligner : "Vous aller le voir". Une posture défensive de la part d'Eric Besson totalement contre productive et qui ne peut qu'alimenter négativement l'I-maginaire du public. L'audience record de CAPITAL dimanche sur M6, témoigne de son impact psychologique. La chaîne, avec 3.8 millions de téléspectateurs, s'est classée deuxième sur cet horaire. Soit sa meilleure audience de la saison. Il n'est donc pas certain que ce brusque départ ait rassuré les français sur la sécurité de la filière nucléaire française. Surtout en sachant que 15 jours après la fin précipitée de l'entrevue de Nicolas Sarkozy  pour "60 minutes", l'Elysée faisait savoir que Cécilia et lui venaient de divorcer...
 

*Réaction prévisible aux brefs mouvements de coude d'Eric Besson  lorsque Guy Lagache emploie le mot "défaillances".

 

 
 
 
Tag(s) : #Décryptage

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