Il y a peu, j'ai fait sourire les élèves de C3M au CELSA en
leur proposant de rebaptiser mon cours annuel : "Du media training à la papa au media training digital". Il faut dire que pas une semaine ne se passe sans que la Toile n'apporte son lot
de rebondissements médiatiques. Qu'un ministre soit accusé d'avoir détenu un compte en Suisse et voilà qu'il publie le plan de financement de son appartement sur son blog. Une chanteuse se
sépare, c'est sur un réseau social qu'elle l'annonce. Un puissant de la finance internationale déchu pause en galante compagnie dans un club parisien, le buzz est immédiat. Et je passe sur les
détournements multiples de clips ou de spots publicitaires, pour se moquer du discours de telle ou tel responsable politique... Aujourd'hui, ne pas anticiper les reprises en boucle sur
Internet du moindre passage TV relèverait de l'erreur de débutant. Hélas, beaucoup de ceux qui nous gouvernent n'ont toujours pas intégré cette dimension digitale de leur image publique.
Question de génération sans doute. Les entreprises ne sont pas mieux loties. Elles qui ne cessent de mettre en ligne des vidéos de présentation pour la plus part contre-productives. Avez-vous
remarqué combien les dirigeants qui s'y expriment sont souvent mal à l'aise ? Le regard hésitant, la voix mal assurée, le corps raide. L'exercice semble relever de la corvée tant les expressions
anxiogènes sont nombreuses sur leur visage. Quand à la réalisation de ces reportages en ligne, elle relève bien souvent de feu l'ORTF. Bien sûr, ceux qui me suivent sur ce blog auront noté le
clin d'œil du titre de ce post, avec le rôle joué par mes initiales. Mais au delà de cette énième jonglerie sémantique autour de DMT, c'est bel et bien une conviction que je partage ici :
le Media Training de Demain, sera digital ou ne sera pas.

