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Ce mercredi l'actualité politique a été marquée par le point presse du porte-parole du gouvernement à l'issue du conseil des ministres. La langue de Stéphane Le Foll a fourché lorsqu'il a contredit le président du groupe PS à l'Assemblée. Son " Bruno Le relou " est devenu en quelques heures presque aussi viral que le " Non mais allô! Quoi ? " de Nabilla. Moins commenté, mais tout aussi signifiant, le lapsus de Manuel Valls lors des questions au gouvernement. Interrogé sur la levée des blocages, le premier ministre à déclaré : " nous considérons que les Français doivent pouvoir s’apprivoiser " avant de corriger par un " s’apprivisionner ". Outre la réaction de Jean-Yves Le Drian, qui à 00.19 alors qu'il regardait ailleurs, se retourne vers l'orateur et semble chasser de son œil l'image mentale qui vient d'être créée par ce savonnage, le comportement de l’hôte de Matignon est une véritable cascade émotionnelle non maîtrisée. À 00.22 ses yeux clignent rapidement. Signe d'une première prise de conscience cognitive. Moins d'une 1/2 seconde plus tard, sa langue se coince entre ses lèvres, pareille à celle d'un coureur cycliste au sommet d'une côté. Il n'y a pas plus universel pour exprimer de la difficulté. Durant ce très court laps de temps, le chef de la majorité change de jambe d'appui. De quoi donner l'impression qu'il ne sait plus sur quel pied danser. Plus sérieusement, c'est son autorité qui en prend un coup à ce moment là, puisqu'il montre un homme... déstabilisé. Dommage, il aurait suffit d'un court exercice de cohérence cardiaque ou d'un appel à un geste signal, pour permettre à Manuel Valls d’apprivoiser ses émotions.

Tag(s) : #Décryptage, #Communication non verbale

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