Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Conçus comme un outil de déstabilisation à l'oral, les contrepoints sont une figure de rhétorique enseignée en média training. Verbaux, ils interrompent l’argumentation par des remarques, précisions ou exagérations : " Vous rigolez ? ", " On est en plein délire ! ". Corporels ou de visage, ils ralentissent le flot de parole d'un interlocuteur en le perturbant, pour mieux ramener l’attention sur soi. Chez un vieux routier de la politique comme Nicolas SARKOZY, ce procédé est souvent une seconde nature. D'ailleurs, Yann BARTHES le dit lui même dans son commentaire : " Il ne peut pas s'en empêcher, il réagit avec les gestes. Regardez. " Je ne pense donc pas que l'ancien président de la République ait oublié les caméras qui équipent le studio de France-Inter. Si se mettre en scène fait partie de la signature publique du patron des Républicains, sa communication interpersonnelle est marquée par un besoin constant de se retrouver sur le devant de cette même scène. Quitte à être outrancier dans le discours ou les mimiques, à l'image d'un Donald TRUMP dont il ne cesse de louer la stratégie de com'. C'est donc sciemment qu'à la radio, le pas encore candidat à l'élection de 2017, commente l'actualité par ses célèbres mouvements de tête, de bras et d'épaule. Et cela paye, puisque six jours plus tard on en parle encore.



Tag(s) : #Décryptage

Partager cet article

Repost 0