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J'ai hésité sur le thème de mon post hebdomadaire. Ou je revenais sur le comique de situation généré par la chute de la première ministre australienne lors d'un déplacement en Inde, ou je m'attardais sur cet extrait du Petit Journal de vendredi. Oui, quand Benoît Hamon ne croit pas à la réalité de la une que lui présente Yan Barthes. Celle du supplément WE du Parisien où notre ministre du redressement productif pose en marinière et robot Moulinex à la main. Sur cette vidéo, l'ancien porte-parole du PS n'en croit pas ses yeux et ça se voit. Ce professionnel aguerri des médias laisse passer ici beaucoup de spontanéité sous l'œil des caméras. Ce qui est plutôt rare de la part d'un membre du gouvernement. A ce propos, Arno Klarsfeld s'interroge cette semaine sur la sincérité de François Fillon et les moments où il donne à voir un numéro d'acteur. La question vaut pour l'ensemble du personnel politique. Par définition un candidat à une élection, même interne à un parti, se doit d'être un véritable communic'acteur. Soit une personne capable de vous laisser penser qu'elle croit à ce qu'elle dit. Qu'elle s'exprime pour la première fois sur un sujet, même s'il s'agit du xième discours de campagne sur ce thème. Et surtout, que ses propos sont spontanés, même s'ils ont fait l'objet de nombreuses répétitions. Cette séquence du président US en campagne pour sa

réélection en donne un bon exemple. Orateur or pair, Barack Obama est ici en meeting en Virginie devant 9 000 personnes. Autant dire qu'il se retrouve tel un poisson dans l'eau. Pourtant, dès 0:20 de nombreux indices non verbaux vont nous montrer que chez un communic'acteur il y a très peu de place pour le naturel. Ce qui prime c'est le message à délivrer. Et par la suite, la mesure de l'effet produit. Tout en faisant bien sûr oublier le travail d'acteur. Ainsi, la difficulté de la tache se lit régulièrement sur le visage du candidat démocrate. Ou plutôt sur sa bouche. Prenez à 0:50, après un énième pincement de lèvres, c'est une sortie de langue qui annonce la tirade à venir. Sauf qu'elle sera précédée d'un léger bégaiement que l'agitation de l'index gauche en signe d'autorité, n'arrive pas à diluer. Ici, l'effort demandé par la mémoire parasite la fluidité du discours. Amusant, au moment où il s'agit de dénoncer la "romnésie" de son adversaire. A ce propos, observez bien comment ses silences (0:55) permettent à Barak OBAMA de savourer la délivrance de son bon mot, avant de juger par le regard de son impact sur le public. Normal ensuite, qu'en véritable leader, il reprenne une gestuelle haute et près de la poitrine digne des grands singes dominants. L'homme n'est il pas un animal politique selon Aristote ?

Tag(s) : #Au fil de l'actu

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