Direct - Média Training : blog de la Boîte aux Images
c o a c h i n g & f o r m a t i o n s e n i m a g e p u b l i q u
e , P a r i s - M o n t p e l l i e r
Bienvenue !
Ce blog se veut un lien entre tous les participants aux formations en communication orale et écrite de la Boîte aux
Images. Il est aussi un lieu de partage dédié au média training. Décryptages, conseils pratiques et
sourires en ligne en sont les principaux ingrédients. Vos commentaires sont donc les bienvenus.Vos contributions aussi. Après tout, communiquer, n'est-ce pas partager avec ?
Souvent les étudiants devant lesquels j'interviens au CELSA, me demande de définir ce qu'est un "bon médiatraining". Question
difficile, tant le résultat est lié à l'objectif autant qu'à la méthode. Comme lors d'un coaching en prise de parole, il est d'abords indispensable que la personne formée reste la plus
authentique possible. Pas évident, lorsqu'il lui faut mettre en pratique les nombreux conseils qui lui auront été prodigués. Si nous prenons l'exemple d'un invité au 20H, il doit
apprendre à regarder son interlocuteur plutôt que ses notes, à ne pas baisser les yeux lorsqu'il répond à une question, à donner son message important le plus tôt possible, à s'efforcer de
vulgariser sans être trop long... Et si en plus une anecdote, une formule, voire un graphique ou un objet lui permettent d'illustrer ses propos, il est assuré de
maintenir l'attention du plus grand nombre. Soit presque tout ce à quoi s'est employé Daniel Bouton, avec plus ou moins de bonheur, lors de son passage sur France 2 mercredi 30 janvier.
Hélas, face à David Pujadas, le PDG de la Société Générale s'est montré piètre communic'acteur. Jugez plutôt :
Je vous laisse à présent savourer ce morceau choisi. Signé Georges CHETOCHINE, il illustre l'approche comportemantaliste du médiatraining avec laquelle je suis le
plus en désacord. Et malheureusement, le "truc" de la main sur le coeur en est la plus belle démonstration....
Saviez-vous que certains "responsables" politiques, sont capables, lors d'une interview TV, de mentir tout en regardant droit
dans les yeux leur interlocuteur ? Qu'il n'est pas rare que des micro-comportements de type sortie rapide de langue ou pincement de lèvres témoignent néanmoins de leur embarras. Et
que, pressés par les questions d'un journaliste et faute d'un appui suffisant au sol, ils se raccrochent discrètement à la table qui leur sert de support ? Si vous
l'ignoriez, je vous invite à visionner cette vidéo de Françoise de Panafieu. L'une des plus regardées actuellement sur Dailymotion. Invitée dimanche dernier de
l'émission Riposte sur France 5, la tête de liste UMP pour les municipales à Paris était interrogée par Serge Moati afin de savoir si, en tant que parlementaire, elle
avait apporté sa voix à l'amendement Mariani. La députée-maire du XVIIe, absente ce jour là de l'hémyclique, a d'abord laissé entendre qu'elle avait voté contre les test ADN,
avant de finir par reconnaître qu'elle n'était pas présente au moment du vote. Un grand moment de solitude pour l'ex-jupette. Un pur bonheur pour les amateurs de communication non
verbale.
Jeudi dernier, une étudiante en 2ième année de Master C3M au CELSA, me demandait qu'elle est la différence entre une petite
phrase et une formule. Cette "très bonne question", me conduit à prolonger ici ma réponse donnée en cours. Pour différencier une petite phrase d'une formule, j'avais indiqué que la
première est dédiée à une situation donnée. Voir le "Responsable mais pas coupable" de Georgina Dufoix sur 7/7 à propos del'affaire du sang contaminé. Ou encore le "La France ne peut accueillir toute la misère du monde..." deMichel Rocard. Deux cas où la petite phrase est le fruit d'un raccourci effectué par les journalistes, avant de se propager à la vitesse de la
lumière dans les médias. En théorie, pourtant, une petite phrase bien pensée en amont ne se déforme pas, se retient facilement et reste attachée à son contexte. En 1986, je me
souviens avoir été interrogé par une équipe du Jour du Seigneur à l'occasion de la Journée Chrétienne de la Communication. J'étais à l'époque salarié du diocèse de
Montpellier. Mon contrat en alternance prévoyait une formation sur deux ans, à suivre au CFPJ. Je m'entends encore répondre devant la caméra, "j'ai été embauché comme chrétien,
j'en ressortirai comme journaliste". Bien entendu, cette "petite phrase" volontaire fut retenue au montage. Au lendemain de sa diffusion le Père Christian D, mon patron, me
demanda de m'expliquer sur sa signification ! Cela me permis de lui préciser quelle était ma véritable "vocation"... Une formule, à l'inverse, est plus
intemporelle. Moins liée au fond, elle tient du slogan. Ce qui explique son côté passe partout. Ainsi, un représentant d'Air France qui répondrait lors d'une
interview "Nous voulons faire du ciel le plus bel endroit de la terre" ne ferait que décliner une baseline bien connue dans son entreprise. Mais alors, que penser du "Il faut
laisser du temps au temps" de François Mitterrand ? Et bien que c'est d'abord une formule que l'on doit à Cervantès ("Dar tiempo al tiempo"). Comme quoi, une bonne petite
phrase se reconnaît à son caractère inédit et inscrit dans une actualité précise. Une bonne formule étant plus intemporelle. A moins qu'il ne s'agisse de travailler plus
ses argumentaires, pour qu'ils se retiennent plus...
Barack Obama, 46 ans, sénateur depuis 2005 seulement, l'a donc emporté ce jeudi 3 janvier avec 37,6% des voix dans le caucus
de l'Iowa qui l'opposait à John Edwards (29,75%) et Hillary Clinton (29,47%). De quoi faire rager l'ex first lady forte, elle, de 35 ans d'engagement en politique. Mais voilà, même si son
élection en tant que première femme au poste de président des Etats-Unis marquerait l'histoire, il semble bien que son cadet noir, incarne tout autant le changement attendu
par des millions d'américains. Et il n'est pas certain que sa dernière prestation TV, lors d'un débat avec ses rivaux démocrates, lui ait fait gagner des
points. Surprenante d'agressivité, la sénatrice de New-York n'a cessé d'attaquer son collègue de l'Illinois. Un comportement qui n'est pas sans rappeler celui de Ségolène
Royal face à Nicolas Sarkozy, entre les deux tours des élections présidentielles. Or, dans ce type d'émission, où les gros plans sont nombreux, ce sont d'abord les expressions du visage (70%),
la gestuelle (10%) et les intonations (7%) des candidats plus que leur discours (13% au maximum) qui donnent le plus d'information sur leur personnalité*. Un comportement trop virulent
déconcerte le public. Pire, par une posture jugée trop masculine, une femme brouille la compréhension de son image. Et ce, même si elle est la plus crédible sur le papier. Car à l'écran,
l'objectif n°1 est de toujours paraître sympathique. Ce qui est rarement le cas en situation d'attaque.
*d'après René Zayan, professeur à l'Université Catholique de Louvain
Un média training vous donne l'occasion de tester votre message face à une caméra ou un micro. Il vous prépare également au
style de questions qui vous seront posées et au ton qu'il faudra adopter en fonction de votre public. Un média training vous apprend aussi à écouter et à structurer votre discours. Mais je ne
pense pas qu'il vous apprenne à "faire l'acteur". Ce serait même à déconseiller. En revanche, rien ne vous interdit de poser votre voix et de travailler votre respiration avec l'aide d'un
comédien. Les techniques théâtrales permettent de prendre conscience des richesses de l'intonation et de donner du sens à la gestuelle.
« François Mitterrand s’économisait, Jacques Chirac se
calfeutrait, Nicolas Sarkozy s’expose à toutes les lumières.» Catherine Nay dans Un pouvoir Nommé désir, résume en une formule le rapport que le président de
la république à choisit d'entretenir avec les médias. Inspirée par le modèle anglo-saxon, la communication du chef de l'Etat applique le principe selon lequel plus un
dirigeant se montre dans sa vie privée, plus il est populaire. Au risque de transformer le moindre reportage politique en séquence de télé-réalité. Or, surprise, c'est de
TF1, par la voix de Patrick Poivre d'Arvor, que nous vient un message de raison. Dans une vidéo enregistrée au sein de la rédaction, le présentateur vedette du 20h nous
rappelle combien une affaire sentimentale, même présidentielle, ne saurait faire la "Une" d'un JT tant qu'elle ne sort pas de la sphère privée. Pour rappel, les premières images de
Nicolas Sarkozy et de sa nouvelle compagne Carla Bruni ont été prises dans un parc d'attraction et non au cours d'une cérémonie officielle à l'Elysée. Et PPDA de dénoncer une
"polution du débat" où les sujets du jour : environnement, pauvreté, international..., finissent par être occultés. Belle leçon de journalisme qui ne doit pas faire
oublier que LCI, (chaîne info du groupe TF1), fut l'une des premières à diffuser des images du nouveau couple présidentiel… Une vidéo à visionner tout de même sans modération. Tant
pour en savourer les arguments, que pour apprécier la communication non verbale particulièrement déployée d'un journaliste TV, réduit habituellement au rôle d'homme
tronc.
10 h 30 du matin, les journalistes entourent le Préfet venu se rendre compte de l’ampleur de la catastrophe. Et les questions de fuser lors d’un
point presse improvisé. Connaît-on enfin les circonstances exactes de l’accident ? Le nombre définitif des victimes est-il arrêté? Y aura-t-il des conséquences durables sur l’environnement ?
L’erreur humaine est-elle confirmée ? Fort heureusement, tout ceci n’est qu’une simulation dans le cadre d’un média training de crise. Une « répétition » sur le fond et la forme des messages,
fort courante dans bon nombre d’entreprises soumises aux risques environnementaux, sociaux, industriels… Au vue des contre-performances qui semaines après semaines émaillent JT et journaux
radios, cet exercice préventif gagnerait à être renouvelé régulièrement.Certes la fatigue, le stress, l’enchaînement
des interviews peuvent expliquer certaines erreurs. Le comportement parfois agressif des journalistes aussi. Mais cela n’explique pas tout. Trop souvent encore, faute de pratique peut-être, les
attentes et le fonctionnement de la presse ne sont pas assimilés et plusieurs « ficelles » du métier de porte-parole semblent ignorées. Ainsi, même lors d'une crise le principe de la près
interview demeure. Il est essentiel avant de s'exprimer de poser plusieurs questions: quels seront les thèmes abordés ? Quelle sera la durée de l’entretien ? Serez-vous le seul (la seule) à vous
exprimer sur le sujet ? Plus qu’en toute autre circonstance, une communication en situation sensible demande de rester vigilent sur son image, sa cible, son message. Pour cela, pensez à ne pas
reprendre les termes « chocs » du journaliste. Refusez d’avoir le mauvais rôle. N’acceptez pas les amalgames. Osez reformuler les questions que vous ne comprenez pas. Tenez vous en aux faits
!Audience oblige, radios et surtout télévisons ont pris l’habitude de mettre en scène l’information. Et l’opprobre de s’abattre sur celui qui n’est pas
filmé sur place dans les toutes premières heures qui suivent un drame. Afin de maintenir les acquis d'un média training, voire de les compléter, il est recommandé de poursuivre l’entraînement au
quotidien. Il vous suffit, par exemple, d’être attentif lors d'un reportage télé consacré à une crise. Les dirigeants interviewés ont-ils fait preuve d’une réelle compassion ? Leur gestuelle
était-elle en harmonie avec leurs propos? Des mots clef traduisent-ils un argumentaire élaboré en amont ? Cette veille, quasi ludique de l’information, vous permettra le jour venu d’avoir les
bons réflexes face à la presse. Et qui sait, de transformer des questions contraignantes en opportunité de rappeler les valeurs de votre société.
Il y avait déjà eu ce meeting, dimanche 29 avril 2007. D'une formule douteuse à mon goût, mais qu'elle revendique fièrement, Michèle Alliot-Marie avait
stigmatisé une Ségolène Royal qui changed'idées comme de petites culottes, Devant mon
téléviseur, j'ai cru alors que la fatigue, associée à l'intensité du moment, pouvait expliquer cette hargne de fin de campagne. Mardi soir, en
entendant aux infos de France Inter la ministre de l'Intérieurrépondre d'un ton rageur aux députés PS que la police n'est pas là pour faire du sport avec
les jeunes, je me suis dit que MAM a décidément un problème pour trouver le ton juste. Un comble pour une femme politique en recherche permanente de voix... Car à confondre autorité et
agressivité, la "mamelon", comme elle est surnommée par certains militaires, pourrait finir par se discréditer. DéjàEdith Cresson, première femme à accéder à Matignon, avait eu du mal à s'affirmer dans un monde d'hommes. Quitte, pour exister, à user elle aussi d'expressions imagées allant
pour l'une d'elles, jusqu'à remettre en cause la virilité de nos amis anglais. Ce kilt ou double permanent (si j'ose dire), cette surenchère verbale et physique
n'ont en effet rien de féminin. Pire, ces erreurs de registres laissent penser que ces dames qui nous gouvernent, pourraient compenser par de la véhémence la faiblesse de leurs
propos. Le silence, le sourire, le regard.., s'avèrent bien plus efficaces dans des situations de prises de parole difficiles. Et ces femmes de pouvoir, d'en oublier celui de la
séduction.
Peopolisation des médias oblige, hommes politiques, grands patrons, personnalités de la société civile ne sont plus uniquement
interrogés sur ce qu'ils font, mais également sur ce qu'ils sont. Journaliste TV devenu coach média, j'accompagne mes clients au quotidien pour qu'ils maîtrisent cette nouvelle "règle
du Je audiovisuel". De fait, dans ma pratique du media training les techniques de développement personnel ont depuis longtemps pris le pas sur l'usage des détournements dialectiques. Il faut dire
que gavé de télé réalité, le téléspectateur est devenu un grand consom' mateur d'émotions. Et seuls ceux qui parlent au coeur comme à la raison, augmentent leurs chances de ne pas être zappés.
Nicolas Sarkozy l'a bien compris. Lui qui s'évertue à séduire les journalistes pour mieux être le champion de l'opinon. Et Michel Onfray de donner ce conseil après
l'avoir rencontré* "il ne faut pas trop approcher les politiques parce qu'on découvre leur humanité et on perd toute liberté de critique."
Hier soir, Frédéric Taddéi nous proposait un magazine de rentrée jubilatoire. Pour ouvrir la deuxième saison de "Ce soir ou
jamais", étaient entre autre présents sur le plateau Régis Debray, Dominique de Villepin, Michel Winock, François-Bernard Huyghe..., avec pour thème "Qu'est-ce qu'un chef ?" A ce
propos, si chacun était venu parler de sa dernière publication, tous furent conduits à un moment donné de l'émission à évoquer de près ou de loin l'actuel chef de l'Etat. Qu'il
s'agisse de réfléchir à l'image que doit véhiculer un président de la République ou de déplorer la peopolisation de la classe politique, le nom de Nicolas Sarkosy finissait toujours par être
sur toutes les lèvres. Reste que le principal intérêt de ce magazine pour le média traineur que je suis était ailleurs. Voir ces deux bêtes de scène que sont Régis
Debray et Dominique de Villepin parler avec passion tout en gardant raison, voilà qui fut source de précieux enseignements. Et leur prestation de me conforter dans l'idée que le
concept de communic'acteur n'est pas un vain mot. Développé lors de mes interventions au CELSA, ce néologisme synthétise toutes les qualités qu'un homme (ou une femme) se doit
d'avoir pour captiver le public et faire passer son message : naturel, crédibilité, adresse au téléspectateur, force de conviction. Des atouts, spontanés chez les uns, mais qui peuvent
également s'acquérir dans le cadre de séances de médiatraining. Or, l'ex conseiller de François Mitterrand, tout comme le dernier premier ministre de Jacques Chirac, sont depuis longtemps
passés maîtres dans l'usage des outils dialectiques. J'en veux pour preuve leurs propos imagés et l'usage éclairé (et éclairant) qu'ils font de l'anecdote. Quoi que... En y regardant de plus près,
celle rapportée par Dominique de Villepin à propos de la visite de Marlon Brando à l'Elysée est assez révélatrice. Regretter que
l'interprète du Parrain soit au yeux d'un huissier, plus important que tous les leaders politiques reçus jusque là, en dit long sur l'illusion narcissique de ceux qui nous
gouvernent. Passer chaque soir au JT ne fait pas d'un élu une star. Un communic'acteur ne sera jamais un acteur. Même s'il "fait son cinéma" à la télévision.
Tout juste arrive t'il parfois à se mettre en scène. Don Corleone lui, est un personnage imaginaire. Croiser celui qui l'a incarné à l'écran "pour de vrai" c'est prolonger le
rêve et, l'espace d'un instant, confondre la réalité avec la fiction. Soit tout le contraire de la politique.
Un médiatraining est bien souvent une répétition de dernière minute, avant une conférence de presse ou une interview radio/TV. Son
objectif est d'apprendre à placer un message de façon claire et concise. Il permet également de se familiariser avec l'univers d'un studio : éclairages, micros, caméras... L'intervention d'un
journaliste extérieur est souvent une bonne occasion de lister des questions auxquelles l'entreprise ne pensait peut-être pas.
Le média coaching relève plus d'un travail de fond sur le savoir être. Lorsque nous avons à coacher un animateur télé par exemple,
nous n'avons pas à lui expliquer le fonctionnement d'un plateau TV. Il connaît déjà. Par contre, nous allons travailler avec lui son "naturel" à l'antenne, le placement de sa voix, sa manière de
bouger, sa capacité à fidéliser les téléspectateurs. L'approche est la même avec un chef d'entreprise ou un homme politique. Un média coaching permet de trouver le "ton" juste en toutes
circonstances. Face à une caméra, lors d'une prise de parole en public, en réunion... Pour cela, il est très important de bâtir un programme d'entraînement portant sur le développement de la
créativité, les capacités de concentration, la gestion du stress. Tout ce qui, en fait, permet d'acquérir des réflexes durables.
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La Boîte aux Images est un atelier de média training animé par Daniel Murgui-Tomas, journaliste TV devenu coach média. IL propose trainings et stages dans les domaines de la prise de parole en public et dans les médias, de la communication de crise, de la gestion du stress, des techniques d'écriture journalistique... Toutes ses formations sont recevables au titre du DIF.