Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

neuro-coaching-et-mediatraining.jpg

Interview télévisée ou audition à l'Actors studio ? En un titre et quelques photos, Libération.fr a résumé le sentiment général de la plus part des observateurs. Même à l'étranger la presse n'est pas dupe. Sur son blog, le journaliste belge Christophe Giltay revient longuement ce matin sur le côté artificiel de l'entretien accordé par DSK à Claire Chazal. De quoi douter du bien fondé d'un media training si c'est pour rester autant dans le contrôle. Alors que faire ? Et bien revoir complètement le contenu des entraînements médias. La prestation TV dimanche de l'ancien patron du FMI me conforte dans mon approche radicalement différente des préparations à  l'interview radio-TV. Depuis 15 ans, je ne cesse de prôner un travail du lâcher prise associé à un développement de la créativité. C'est par de la visualisation positive et la recherche Des Mots qui Touchent (notez au passage le jeu de mots lacanien : une démo qui touche...;-) que mes clients se forgent des appuis durables avant de répondre à un journaliste. Recourir à des comédiens pour travailler sa respiration et prendre conscience de ses émotions reste bien sûr une bonne idée. Mais rechercher avec eux la posture ou l'intonation qui vont convaincre je dis non, non et non! Dimanche, Dominique Strauss-Khan n'était plus qu'une créature de communicants. Trop maquillé, trop artificiel dans ses gestes et silences, trop préparé pour être encore lui-même. Je suis pourtant le premier à m'inspirer de la technique dite des "Communic'acteurs". Sauf qu'il ne s'agit ici que de faire un jeu de mots pour signifier qu'un "bon client" en radio ou télé est d'abord une personnalité qui donne le sentiment de s'exprimer sur un sujet pour la première fois, même s'il s'agit de sa quatrième conférence de presse de la journée. Cela demande d'avoir un message bien construit à faire passer et de bien gérer son énergie afin de conserver tonicité du corps et relief dans la voix. Pour cela, les techniques de neuro coaching sont remarquables. Je ne serai jamais assez reconnaissant à Guy Hauray pour son enseignement. Lorsque je l'ai rencontré il y a un an pour ma première formation à ses côtés, j'ai eu la confirmation d'une très ancienne intuition professionnelle. Celle qu'il est possible de toucher l'imaginaire collectif en ayant recours à un langage imagé. Vendredi, une cliente me demandait pourquoi avoir choisi "La Boîte aux Images" comme nom commercial. Tout simplement parce qu'il s'agissait de jouer là encore sur les mots. Une boîte à image pouvant aussi bien évoquer une télévision que le fonctionnement de notre cerveau. Au niveau cérébral il suffit d'un mot pour provoquer une image mentale. A la radio comme en télévision, il s'agit donc de sonner juste. A défaut, nous émettons des signaux non verbaux parasites (gestes, mimiques, intonations...)  immédiatement captés par le public et qui viennent amoindrir l'impact du discours. Si notre cerveau peut faire penser dans son relief à une succession de collines et de vallées avec leurs zones urbaines aux multiples réseaux,  chacune de ses parties est associée à un mode de perception spécifique : socio affectif, mental, identitaire, spirituel... Sur ces bases, l'apport du neuro coaching dans ma pratique  du media training me permet de réduire l'anxiété de mes clients avant un passage devant micros et caméras. Mais c'est surtout sa capacité à stimuler les capacités créatives du cortex préfrontal qui m'intéresse. Elles seules permettent des réponses spontanées et donc assurément plus impactantes.

Tag(s) : #Ma pratique

Partager cet article

Repost 0