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J'ai l'impression que le passage d'Antoine Frérot ce mercredi dans la matinale de France Inter, a déchaîné autant de passions que la nomination de Bruno Roger-Petit comme porte-parole de l'Elysée. Le PDG de Veolia y a été il vrai particulièrement contre-productif, alors que son groupe développe depuis une vingtaine d'années une ambitieuse politique de formation. Hélas, en indiquant que ses enfants n'étaient pas concernés par le problème (sic) puisque brillants, l'industriel a apporté le pire des contre-témoignages. À se demander à quand remonte son dernier media training. Car la question piège de Léa Salamé est un cas d'école à double titre. D'abord parce qu'elle était attendue. Partant du principe que l'apprentissage c'est surtout bon pour les autres, il est évident que le père de famille allait être interrogé à titre personnel. Ensuite, en demandant à son invité s'il avait " poussé " l'un de ses enfants à être apprenti, la journaliste lui donnait l'opportunité de s'appuyer sur ce mot maladroit pour reprendre la main. " On ne pousse pas un jeune. On lui donne envie. Peut-être ma dernière le sera en étude supérieure. Car c'est devenu une voie d'excellence. Dans nos campus, etc."  Mais cela aurait demandé de solliciter d'avantage le cerveau droit. Pas sûr qu'Anne Méaux qui le cornaque, et dont la carrière a commencé sous VGE, utilise l'apport du neurocoaching dans ses entraînements à l'interview. J'en veux pour preuve le passage média qui suit. Antoine Frérot, les mains d'abord en pistolet, index pointés sur son interlocuteur, puis jointes en prière une grande partie du reste de l'entretien, martèle ses éléments de langage sans vraiment convaincre. Un style qui rappelle celui d'un certain François Fillon, autre bénéficiaire malheureux des conseils de la PDG d'Image 7.

Tag(s) : #Media training, #Trucs & astuces à l'oral

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